



Pour calculer le prix de ses prestations en portage entrepreneurial, il ne suffit pas de regarder les tarifs du marché. Il faut partir de votre revenu net visé, ajouter vos charges, vos frais de gestion et vos jours réellement facturables. Voici une méthode simple, en 7 étapes, pour fixer un TJM cohérent et un prix de mission rentable.
Le portage entrepreneurial est une solution pensée pour l’indépendant qui veut exercer avec plus de souplesse, sans contrat de travail ni lien de subordination. Chez société de portage entrepreneurial Autonomia, votre activité est encadrée par un mandat, puis vos honoraires sont transformés en rémunération après gestion administrative et prélèvements sociaux.
Si vous hésitez entre les deux modèles, notre page sur le portage entrepreneurial ou portage salarial vous aidera à clarifier la différence.
Ce statut change surtout une chose : vous ne construisez pas votre prix à partir d’un salaire imposé par une entreprise. Vous partez de votre besoin réel de revenu. Cela oblige à intégrer, dès le départ, le coût de la société de portage, les charges sociales, vos frais professionnels et le temps non facturable.
C’est la seule façon de calculer un prix défendable, au lieu de fixer un montant “au feeling”.
Deux consultants peuvent afficher le même chiffre d’affaires et percevoir un net très différent. La raison est simple : leurs charges, leurs frais et leur nombre de jours facturables ne sont pas les mêmes. Raisonner en revenu net cible vous permet donc de fixer un tarif qui finance votre activité, votre niveau de vie et votre sécurité, au lieu de vous contenter d’un montant brut séduisant mais trompeur.
Pour aller plus loin, vous pouvez aussi consulter notre guide sur le calcul du TJM en portage entrepreneurial.
La méthode la plus rigoureuse consiste à partir d’un objectif annuel, puis à le ramener au mois. C’est plus fiable, car cela intègre les congés, les périodes creuses et les dépenses exceptionnelles. Par exemple, un objectif de 48 000 € nets par an correspond à 4 000 € nets par mois.
Cette logique évite de sous-estimer vos besoins et de construire un tarif trop bas dès le départ.
Votre revenu cible doit couvrir votre quotidien, mais aussi vos projets. Pensez à votre logement, vos transports, votre alimentation, vos impôts personnels, votre épargne, votre retraite complémentaire et vos formations. Si vous avez un projet d’achat, de voyage ou d’investissement, il doit aussi entrer dans le calcul.
Un tarif rentable est un tarif qui finance votre vie réelle, pas seulement un minimum théorique.
Nous vous conseillons de prévoir une réserve de sécurité. Pourquoi ? Parce qu’une mission peut démarrer plus tard que prévu, qu’un client peut décaler une commande, ou qu’une dépense imprévue peut apparaître. Une approche prudente consiste à sécuriser au moins une mensualité de dépenses personnelles et professionnelles en plus de votre objectif de base.
Cela évite de calculer un prix trop tendu.
En portage, les charges sociales financent notamment la maladie, la retraite et une couverture sociale plus complète que dans beaucoup de statuts d’indépendant. Elles ne doivent pas être vues comme une simple ponction, mais comme un poste central du calcul.
Le point clé est le suivant : le chiffre d’affaires facturé ne correspond jamais au net perçu. Il faut donc intégrer ces prélèvements dans votre tarif dès le départ, sinon votre rémunération mensuelle sera mécaniquement trop faible.
Les frais fixes existent même sans mission. Les frais variables, eux, dépendent directement de votre activité. Distinguer les deux aide à construire un tarif plus juste.
Les frais professionnels sont les dépenses engagées pour réaliser la prestation. Les frais de gestion, eux, rémunèrent la société de portage pour la facturation, le recouvrement, l’administration, l’accompagnement et, selon les cas, la responsabilité civile professionnelle.
Chez Autonomia, l’accès au service repose sur un abonnement mensuel de 29 € TTC, puis sur des frais de gestion dégressifs selon le montant. Pour comparer les offres, notre page sur le choix d’une société de portage entrepreneurial peut vous être utile.
Les jours ouvrés ne sont pas vos jours facturables. Sur une année, vous pouvez théoriquement compter davantage de jours de travail que de jours vendus. Mais en pratique, une partie du temps part en prospection, préparation, suivi client et tâches internes.
Les estimations prudentes situent souvent un indépendant entre 120 et 160 jours facturables par an. Pour un démarrage ou une activité irrégulière, viser 120 à 140 jours est souvent plus réaliste.
Une intermission est une période sans mission entre deux contrats. C’est un point essentiel, car il suffit de quelques semaines non vendues pour faire baisser votre revenu annuel. Beaucoup d’indépendants l’oublient au moment de fixer leur TJM. Or, si vous raisonnez uniquement sur les périodes pleines, votre prix semblera correct, mais votre année, elle, ne le sera pas.
Calculer le prix de ses prestations en portage entrepreneurial demande donc d’intégrer les creux, pas seulement les pics d’activité.
Le TJM, ou taux journalier moyen, sert à convertir votre objectif de revenu en prix de vente. La formule simple est la suivante : TJM = (revenu net cible + charges + frais) / jours facturables. Cette formule est fiable parce qu’elle relie directement votre besoin personnel à la réalité économique de votre activité.
Elle fonctionne aussi bien pour un consultant, un formateur ou un expert indépendant.
Prenons un exemple simplifié. Vous visez 3 500 € nets par mois, soit 42 000 € nets par an. Vos charges, frais professionnels et frais de gestion représentent 18 000 € par an. Votre base à couvrir est donc de 60 000 €. Avec 150 jours facturables, votre TJM minimal ressort à 400 €.
C’est une base de départ. Elle vous permet ensuite d’ajuster selon votre secteur et votre niveau d’expertise.
Un bon calcul ne s’arrête pas au chiffre obtenu. Il faut vérifier s’il est cohérent avec le marché, votre positionnement et le type de mission. Si votre TJM est très en dessous des tarifs observés chez des profils comparables, vous avez probablement oublié une charge ou surestimé vos jours vendables.
À l’inverse, s’il est très au-dessus, il faut vérifier si votre expertise, votre spécialisation ou votre valeur créée justifient ce niveau.
Les frais de gestion ne sont pas un détail. Ils diminuent directement la base disponible pour votre rémunération. Dans le calcul du coût du portage, il faut donc les intégrer avant de fixer votre prix. En pratique, ils couvrent la gestion administrative, la facturation, le recouvrement, le conseil et, selon l’offre, l’assurance professionnelle.
Si vous comparez plusieurs offres, ne regardez pas seulement le pourcentage. Regardez aussi les services inclus.
Dans le portage entrepreneurial, votre rémunération est calculée après traitement de la facturation et des prélèvements associés. Le passage du brut au net n’est donc pas linéaire. Une même mission peut produire un net différent selon la structure de frais, les cotisations sociales et les frais remboursables.
C’est pour cela qu’il faut raisonner avec une simulation complète, surtout si vous travaillez souvent avec une entreprise cliente en mission récurrente.
Les frais fixes peuvent inclure un abonnement mensuel, des frais d’ouverture de dossier ou un accompagnement renforcé. Ces montants doivent être amortis sur vos missions. Pour une prestation ponctuelle nécessitant une expertise forte, l’impact est plus sensible que pour une mission longue.
Si votre société de portage entrepreneurial propose un service d’optimisation du revenu, vérifiez aussi ses conditions, car certains frais additionnels peuvent être compensés par les économies réalisées sur les charges.
Une fois votre TJM défini, le calcul du prix de mission devient simple : prix de mission = TJM × nombre de jours. C’est la base la plus lisible pour un devis. Par exemple, un TJM de 400 € sur une mission de 8 jours donne un prix de 3 200 €. Cette approche est claire pour vous comme pour l’entreprise cliente, surtout lorsqu’elle compare plusieurs offres de prestation.
Le temps passé ne dit pas tout. Une mission courte peut demander une expertise très pointue, une forte disponibilité ou une responsabilité élevée. Dans ce cas, le prix doit intégrer la complexité réelle, pas seulement le nombre d’heures. C’est particulièrement vrai pour une prestation ponctuelle nécessitant une expertise de niveau élevé.
Vous vendez une solution, pas uniquement du temps.
Avant d’émettre votre contrat de prestation ou votre devis, comparez votre prix à ceux pratiqués dans votre secteur. Regardez le niveau d’expérience demandé, la localisation, la rareté de la compétence et la valeur créée pour le client. Un prix cohérent est un prix qui vous rémunère correctement tout en restant acceptable pour le marché.
Si vous voulez approfondir cette logique, notre guide sur comment fixer son TJM en portage entrepreneurial complète utilement cette méthode.

